mai 28, 2006

La vie, l'amour...

Alors que nous grandissons, nous apprenons que certaines personnes qui sont supposées ne jamais nous laisser tomber le feront certainement un jour.
Tu auras le coeur brisé, probablement plus d'une fois, et c'est plus dur à chaque fois.
Tu briseras des coeurs toi aussi, alors rappelle-toi de ce que c'était quand le tien était brisé.
Tu te disputeras avec ton meilleur ami.
Tu tiendras rigueur à un nouvel amant pour ce qu'un ancien t'a fait subir.
Tu pleureras car le temps passe trop vite, et tu perdras éventuellement quelqu'un que tu aimes.

Alors prends trop de photos, ris trop, et aime comme si tu n'avais jamais été blessée car 60 secondes durant lesquelles tu es préoccupée sont 1 minute de bonheur perdue à tout jamais.
Trouve un garçon qui dit de toi que tu es belle et non que tu es bonne; qui te rappelle quand tu lui raccroches au nez; qui restera éveillé juste pour te regarder dormir.
Attends le garçon qui t'embrassera le front; qui aura envie de te montrer au monde entier alors que tu es en survet; qui te tient la main devant ses amis.
Attends celui qui te rappelle constamment à quel point il tient à toi et à quel point il est chanceux d'être avec toi.

mai 18, 2006

Le printemps.

jeudi, 18 mai 2006 en Beauce.

J'étais partie pour ne plus jamais revenir. C'est ce que je m'étais dit quand j'ai fait mes boîtes à 18 ans. Plus jamais. La Beauce c'est bruyant l'hiver à cause des VTT et puant l'été à cause des fermes.
J'ai d'abord vécu à Québec, puis pour une raison stupide, j'ai plié bagages (les miens et ceux de la fille dont j'ai accouché dans l'intervalle) et j'ai courru derrière un gars. Non, la raison stupide, c'est pas le gars en tant que tel mais le fait de lui courir après. Je sais maintenant que rien n'est plus inutile que de courir après un courant d'air. Rien ne sert de courir après le vent (encore moins de chercher la corde pour le tourner), il se pousse toujours plus loin de toute manière.
Je m'égare là.
Mais entre-temps, j'ai découvert que la Beauce, c'était pas juste la bouse. La Beauce c'est aussi se promener sur son terrain nu-pieds sans craindre de rien chopper. Sentir ses orteils caresser les brins d'herbe, ses narines se contracter lorsqu'essaient de pénétrer du pollen dans la zone interdite (oui j'endure le calvaire des allergies saisonnières). La Beauce c'est plein de choses...