juin 18, 2006

La mauvaise relation avec la bonne personne

J'ai d'abord eu le béguin solide pour lui. Les beaux blonds aux yeux clairs, grands et sveltes m'ont toujours fait de l'effet instantanément. Et puis il était gentil avec moi, sans arrières-pensées (sauf celles que je lui prêtais à tort), ce qui est loin de me laisser de glace. C'est plutôt rare, dans "mon monde".
Peut-être que je l'aimais vraiment ou que j'étais amoureuse de l'amour qu'il m'inspirait; je ne tiens pas à me poser la question non plus. Je sais que j'ai eu très mal quand il m'a dit que je ne l'intéressais pas comme cela.
Il est resté dans ma vie, j'ai choisi de lui donner une autre place que celle dans laquelle je l'espérais. On n'a jamais trop d'amis, surtout pas de cette qualité-là.
Je l'aime toujours. Plus comme avant, j'apprends à le découvrir, qui il est. Ça me console, en lui parlant, je découvre qu'il y a encore des gars bien sur cette terre. Il est toujours là, avec le bon mot quand je doute, quand je sens que je suis sur le point de tout lâcher. Toujours là avec sa douceur virile, inspiré de Dieu directement, y'a pas de doute.
Il est là pour les blagues, pour les moments fous, pas sérieux, drôles. Il est là pour les "sprints-msn-de-vaisselle-sale". Il est là pour me faire découvrir de la musique positive mais "jeune" quand même. Il est là pour m'apprendre, du haut de ses dix-huit ans, des choses sur la vie auxquelles je n'aurais pas pensé sans lui. Il est là pour le regard neuf, léger comme une brise. Il est là pour me faire sentir que je suis quelqu'un de bien.
Il est là, toujours au bon moment, pansant mes plaies mal cicatrisées d'amourettes foutues d'avance ou d'histoire sordides que je prenais pour un bon début et qui me font douter que l'amour, dans son sens le plus noble, simplement le sentiment fort et doux existe. Il efface, d'une seule parole tous mes doutes que des bons gars ça existe encore. Je me disais à l'instant que je n'avais pas été chanceuse. Je regrette déjà de l'avoir écrit; mais ce qui est fait est fait. Lui c'est un bon gars, je suis chanceuse, "blessed" de l'avoir dans ma vie. C'est juste que je n'ai pas ce que je veux. Mais je crois qu'il importe davantage de rendre Grâce pour ce que j'ai déjà. C'est déjà si merveilleux et c'est loin d'être "se contenter de peu" comme mec ;).
Il est là pour me ramener à Dieu quand je ne le crois plus capable de m'aimer dans mes imperfections, quand je trouve ça trop dur et que je ne vois plus Sa bonté. Il est là et il rayonne. Il fait partie du Plan d'amour de Dieu. Il est exclu que Dieu puisse n'être qu'un fruit de l'imagination quand il est là. Il est Sa bonté, une des mille manifestations, et quand il est là, tout à coup, mes yeux s'ouvrent =o).
Je sais que je le gêne quand je l'arrose de compliments comme cela. Je l'imagine rougir de pied en cap; s'il fallait qu'il lise ces lignes. Mais il faut rendre à chacun ce qui leur est dû et si je suis consciente qu'il est divinement guidé, j'apprécie la manifestation céleste qu'il est, dans tout son être.
Je vois, ce soir, à cette heure à côté de quoi j'aurais pu passer, si je m'étais obstinée à avoir des sentiments amoureux pour lui.
Comme un enfant force les pièces mal agencées d'un casse-tête, je voulais avoir avec la bonne personne, la mauvaise relation. Depuis que je me suis désentêtée, la vie va mieux, et toute chose est à sa place. Moi son amie, lui le mien. Les âmes-soeurs ne sont pas exclusives à l'amour.
Merci d'être là, Ari.

juin 15, 2006

Stupide petit motton dans la gorge, Dreadfull cloud upside my head

Pour une raison que je ne me replace pas, depuis ce matin, je me sens un peu comme si le ciel venait de me tomber sur la tête. Comme si quelque chose d'horrible, un évènement terrible allait s'abbatre sur moi comme une pluie torrentielle et démentielle qui se déclenche sans même s'être annoncée d'un nuage.
Pourtant, il en flottait un au-dessus de ma tête. Un nuage gris-vert-laid comme le petit paquet de sécrétions qui se forme dans mes sinus, un genre de petit marais de végétations qui me fait parler comme Daisy Duck aussitôt que je prends froid.
C'était quelque chose d'immatériel, le spectre d'un cafard qui revient de temps à autres.
La date ne m'a pas éclairé sur la nature du dit-cafard, mais elle fut le bouton "play" de ma vespérale mélancolie. Aujourd'hui, c'est son anniversaire. Le géniteur de ma fille. J'ai crû, jusqu'à ce qu'il m'abandonne une seconde fois que lui et moi étions faits l'un pour l'autre. Je m'accrochais après ce "quelque chose", ce déclic instantanné qui nous a unis dès notre première rencotre. Le tilt de mon coeur, et je le crois, du sien. Je crois qu'il a été sincère avec moi... mais pas longtemps et on ne fait pas une vie sur pas longtemps.
J'ai eu le temps de lâcher prise. Je ne l'espère plus. Je n'espère plus la poussée passionnelle qui nous menait directement au lit (ou quoi que ce soit qui était assez comfortable pour pratiquer le coït ininterrompu ensemble) dès que nos épidermes se frôlaient. Je sais qu'il n'était sans doute pas mon âme-soeur. J'ai goûté un peu de ce qu'aurait pu être l'amour s'il avait été le bon.
Mais il ne l'était pas.
Alors il est où? Et pourquoi tout le monde l'a, pas moi? Pourquoi y'a pas ce quelque chose qui me dit que le pire, la partie avant de le trouver est derrière moi. Il est où celui que j'ai l'impression de chercher. Pourquoi je sais que ça marche avec personne parce que je cherche quelque chose sans nom, quelque chose d'intérieur, une petite voix, sans le canon du doute qui martèle derrière le coeur. Une petite intuition que celui-là est spécial.
Il m'arrive de demander ce que j'ai fait de mal pour ne pas avoir cela. Ce "someone", cette âme que je cherche...
*soupir*
Peut-être que c'est le problème de la recherche, justement, que dès que je cesserai d'y penser, il sonnera littéralement à ma porte, cette personne spéciale...
Ce spectre fantômatique qui me guette et me terrifie parfois le soir, quand la maisonnée se calme, c'est celui de la solitude. Il y a une partie dont je m'accomode bien, une autre partie de moi, éternelle optimiste, me sursurre qu'il en traine un, quelque part, vraiment pour moi. Mais une autre partie, celle qui rôde en moi en ce moment, depuis ce matin me dit: "et s'il n'y avait aucun destin, aucun plan, que je n'avais ni grand amour, ni âme-soeur sur cette planète et que j'étais destinée à une déprimante vie d'éternelle célibataire?".
Je n'ai plus peur du monstre sous mon lit, mais celui-là me fout la chienne. Vraiment, simplement. La chienne. J'ai peur et envie de me bercer en foetus, de sucer mon pouce et de chantonner. Oui me bercer. En attendant que ça parte, en attendant la prochaine vague optimiste-à tout casser.

En attendant, je me laisse bercer par Van Morrison et son Someone like you, en attendant d'être dans ses bras et de pouvoir lui chanter...

I've been searching a long time
For someone exactly like you
I've been travelling all around the world
Waiting for you to come through.

Someone like you makes it
All worth while
Someone like you keeps
Me satisfied.
Someone exactly
Like you.

I've been travellin' a hard road
Lookin' for someone exactly like you
I've been carryin' my heavy load
Waiting for the light to come
Shining through.

Someone like you makes it
All worth while
Someone like you keeps
Me satisfied.
Someone exactly
Like you.

I've been doin' some soul searching
To find out where you're at
I've been up and down the highway
In all kinds of foreign lands

Someone like you makes it
All worth while
Someone like you keeps
Me satisfied.
Someone exactly
Like you.

I've been all around the world
Marching to the beat of a different
Drum.
But just lately
I haveRealised
The best is yet to come.

Someone like you makes it
All worth while
Someone like you keeps
Me satisfied.
Someone exactly
Like you.

juin 13, 2006

Les petits caractères...

J'adore lire les petits caractères insignifiants. Ils m'apportent une foule de détails sur la naïveté excessive de ceux-qui-veulent-notre-bien.


J'aime apprendre qu'un liquid paper peut être tout usage. Ça me donne envie d'aller au-delà du simple besoin de corriger une faute de frappe niaiseuse sur un travail à remettre y'a trois jours (j'ai perdu l'équivalent de trois fois la note de passage en points pour non-ponctualité) et de trouver de nouvelles utilités à ce grand oublié qu'est le liquid paper.
Je me délecte à lire qu'un sac de cashews peut contenir et/ou avoir été en contact avec des noix et/ou avoir été fabriqué et/ou entreposé dans une usine où on fait et/ou conserve des produits à base de noix. Merci mais c'était pas la peine.
Que dire du fameux rince-bouche antiseptique qu'il n'est pas recommendé d'avaler? Qu porte un toast au Listerine, franchement? Levez la main s'il-vous-plait, ne soyez pas timides, on est entre nous. Non mais pour tous les courageux, cheers!
Dans le registre des abrutissements de la vie, je me rappelle de cette scène de Father of the Bride dans lequel Steve Martin, classique (arrêtez-moi avant que je me prenne pour Martineau), exposait au pauvre commis de supermarché ahuri sa théorie sur la conspiration des vendeurs de pains et de saucisses à hot-dog.
Et ma découverte pour le prix de l'avertissement le plus digne de mension de ce matin, pour couper cette longue entrée en matière, est remis à la Compagnie Campbell du Canada qui commercialise le V8 one-shot. Imaginez qu'une pauvre maniaque de régimes respecte scrupuleusement l'interdiction d'ingurgiter plus que la portion minimale de chaque groupe alimentaire. Vous savez, ça fonctionne par 2-3, 2-4, 5-7, 1-2 etc... Je veux dire, y'a une portion de fruits et légumes par 125 ml. Mais le phoque c'est qu'y a 156 ml par cannette. Donc si elle ne veut pas dépasser sa dose elle doit soit, ne pas boire toute la canette (sinon elle se trouve à boire 124,8% de sa portion ce qui est complètement abominable , soit elle devra en boire plus d'une et là Dieu -ou quiconque a suffisamment de temps à perdre pour le compter - seul sait combien de cacannes elle devra boire.

Bordel, faut vraiment avoir du temps à perdre pour penser à ça... =p

juin 12, 2006

Longtemps plus tard...

Ouah, ça fait un bail.
Les ventilos virent à pleine vapeur (pour peu qu'ils en fassent), les fenêtres grandes ouvertes, je suis en bobettes, limonade-grenadine dans un boc glacé dollarama et j'ai chaud. On est juste en juin mais je crève de chaleur. La vache, j'ai pas hâte de voir la ménopause, en plus il parait que c'est héréditaire et ma mère m'en a fait voir de toutes les couleurs à ce moment-là. Peut-être parce que j'étais en pleine crise d'adolescence plus ou moins en retard; je venais de faire l'amour pour la première fois et je pensais donc tout savoir du monde. Rien à battre de ma mère et de ses appels à la tolérance quand elle avait ses fameuses chaleurs. C'était à peu près dans ces temps-ci. J'avais quinze ans, j'en ai vingt-quatre. Neuf années ont passé, plusieurs mecs et une seule nana aussi (sur l'échelle de l'homosexualité, je suis comme à zéro ou deux... mais elle, wow, ce qu'elle était envoûtante - mais c'est une autre histoire).
En ce moment, personne dans ma vie. Personne dans mon lit. Ah, oui, peut-être l'oreiller que je mets en travers pour que mon lit queen soit moins grand et autrefois le toutou que j'ai shippé à ma fille et qui se retrouve aussi bien chez la jeune que la vieille majoritairement en bas du lit à coup sur au petit matin.
Depuis ce temps, ma conception du sexe a changé.
J'étais -ou du moins, le croyais-je - très avant-gardiste au point de vue de mes relations. S'ils furent moins nombreux en terme de chiffres que celles de mes contemporaines que je connais pour vivre la vida-loca, chacun de mes amants a une histoire propre à me rappeller à quel point le sang chaud bouillait dans mes veines.
Mais la passion, c'est quoi quand ça commence au lit? La cîme de cette escalade électrique de la rencontre des âmes, des corps est où alors?
Je me suis dit, la dernière fois que j'ai remis mes petites culottes et que j'ai reboutonné mon jean, il y a un an, que la prochaine fois, je connaîtrait le gars davantage avant de savoir s'il est épilé de partout (et quelle pertinence de l'être, un homme ce n'est pas un ours mais ça se définit tout de même par un être doté de pénis - plus ou moins impressionnant - et de poils).
À vouloir courir après la vie et faire mes expériences, je crois que je suis passée à côté de quelque chose.